vendredi 5 juillet 2013

L'AMF publie sa cartographie 2013 des risques et tendances sur les marchés

L' AMF a publié jeudi 4 juillet sa cartographie 2013 des risques et tendances sur les marchés affectant les marchés financiers. L'édition 2013 de la cartographie, indique un communiqué, met l'accent sur de nombreux risques, notamment :

- Des risques macrofinanciers toujours élevés, dépendants de la capacité et de la crédibilité de plusieurs Etats européens à consolider de façon appropriée leurs finances publiques ;- Des difficultés pour les établissements financiers comme les entreprises non financières à restaurer ou à conforter leurs conditions de profitabilité ;

- Des risques de rupture de liquidité sur certains marchés, du fait de l'opacité des transactions, du trading à haute fréquence et de la réduction du market making des banques;

- Une prise de risques excessive par des investisseurs en quête de rendements, d'allocation sous-optimale de l'épargne et de surendettement de certains acteurs lorsque les conditions de crédit seront moins favorables ;

- Des besoins accrus en collatéral, avec des risques plus importants liés à la réutilisation, la transformation et au renchérissement du collatéral de bonne qualité en période de tensions financières ;

- Des difficultés d'accès aux marchés toujours prégnantes pour les émetteurs (et plus particulièrement les PME), conduisent à des modes de financement alternatifs par les compagnies d'assurance et les fonds notamment, mais aussi à d'autres solutions comme la titrisation ou le financement participatif dont le développement, en soi souhaitable, doit être accompagné d'une régulation adaptée.

Par ailleurs, l' AMF se dit attentive aux risques de mauvaise commercialisation et, soucieuse de préserver le bon fonctionnement des marchés, a également adapté ses outils de surveillance et son activité de contrôle et d'enquête de manière à prendre en compte des pratiques ou produits jugés plus sensibles (trading haute fréquence, dérivés de gré à gré, etc.).

Cliquez sur le lien suivant pour télécharger le document :
http://www.amf-france.org/documents/general/10915_1.pdf

mercredi 3 juillet 2013

Gestion d'actifs : le Parlement européen divisé sur l'encadrement des bonus

Un vote décisif se tient aujourd'hui à Strasbourg, qui pourrait remettre en cause la position prise en mars de strictement limiter les bonus du secteur de la gestion d'actifs, à l'instar de ce qui a déjà été imposé aux banquiers, rapporte Les Echos.

La commission parlementaire des affaires économiques avait décidé que le montant de la rémunération variable ne pouvait dépasser le salaire fixe, soit l'exact décalque de la règle imposée aux banques.

Une règle supplémentaire avait été ajoutée pour tenir compte des spécificités de la gestion d'actifs : les commissions de performance avaient été interdites, dès lors que l'OPCVM est ouvert aux particuliers. Pour les fonds réservés aux professionnels, les commissions restaient autorisées mais pouvaient se transformer en malus en cas de contre performance.

lundi 1 juillet 2013

Les fonds obligataires enregistrent une nouvelle décollecte record

La volonté réaffirmée de la Réserve fédérale de mettre progressivement un terme à son programme d'assouplissement quantitatif a encore pesé sur le comportement des investisseurs. Les fonds obligataires ont ainsi subi une décollecte record de 23,3 milliards de dollars durant la semaine au 26 juin, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.


Parmi les différentes catégories de fonds obligataires, les fonds américains, globaux, émergents, municipaux, high yield et total return ont tous affiché des décollectes hebdomadaires exceptionnelles. Les fonds obligataires italiens, espagnols, canadiens, mexicains et suédois ont en revanche terminé la semaine sur une collecte supérieure à 1 milliard de dollars.

Les fonds d'actions ont parallèlement enregistré une décollecte nette de 13,1 milliards de dollars, avec des rachats importants sur les fonds d'actions à dividende. Les fonds d'actions chinoises ont continué d'afficher des rachats si bien que depuis la dernière semaine de février, ils enregistrent une décollecte supérieure à 7 milliards de dollars. Les fonds d'actions japonaises ont terminé la semaine dans le vert, mais avec une collecte nette modeste.

EPFR Global relève, sans citer de chiffres, que les fonds d'actions françaises enregistrent des souscriptions nettes pour la troisième semaine consécutive, les fonds d'actions allemandes pour la quatrième semaine consécutive. Du jamais vu depuis le troisième trimestre 2011.

jeudi 27 juin 2013

Dernier Event Network de l’Année 2013: Merci à vous tous !!!

Hello, à toutes et à tous, J’ai été très heureux d’avoir pu vous rencontrer hier lors de notre dernier networking évent de l’année 2013 et ceci toujours dans une ambiance décontractée, informelle et conviviale. J’ai été aussi agréablement surpris de voir autant de personnes présentent comme au premier jour où j’ai eu cette idée saugrenu d’organiser le premier Event qui remonte maintenant à février 2012. Je profite de cette occasion pour dresser un petit bilan de notre groupe et de vous souhaiter d’excellentes vacances 2013 bien que la saison en vigueur ne soit pas encore terminée.

Concernant notre groupe :tout d’abord, je veux souligner que contrairement aux autres Open groupes, notre groupe Asset Management-Gestion Actif reste exclusivement réservé aux professionnels du secteur financier ayant un lien direct avec l’industrie de l’Asset Management.

J’ai le plaisir de vous annoncer que nous sommes aujourd’hui plus de 2.145 membres dont la majorité sont très actifs et contribuent à la richesse et surtout à la qualité des 453 discussions qui ont été publiées sur le groupe et via le site gestionactifs.com . Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de poster des commentaires et des avis d’experts.

Au-delà des chiffres je tenais à rappeler que notre groupe est l’un des seules groupes sur linkedin qui permet à ses membres de se rencontrer physiquement au travers d’événements de Networking ciblés.

Et j’ai été très heureux de pouvoir rencontrer chacun d’entre vous personnellement à l’occasion de ces différents événements que j’ai mis en place grâce aux différents partenaires que je remercie au passage. D’ailleurs petite nouveauté à partir de la rentrée prochaine notre événement s’exportera en dehors de Paris.
Je vous donne donc rendez-vous à partir de la rentrée prochaine pour notre 11eme Network Event (Je ne manquerai pas de vous donner tous les détails sous peu) N’hésitez surtout pas à me contacter si vous désirez être partenaire à l’un de ces événements

Je me réjouis d’ores et déjà à vivre cette nouvelle rentrée pleines de challenges à vos côtés.

A Bientôt

Riadh KHODRI
www.Gestionactifs.com

http://vimeo.com/63720090

http://vimeo.com/58383714

http://www.linkedin.com/pub/riadh-khodri/6/59/120







vendredi 21 juin 2013

L'Union européenne trouve un accord a minima sur la directive MIF

Les Etats membres de l'Union européenne ont trouvé un accord a minima sur la directive MIF, rapporte Les Echos. Dans le détail, les Vingt-sept ont validé la création de nouvelles plateformes, les OTF (« organized trading facilities »). Moins réglementées que les autres plates-formes d'échanges, elles sont censées constituer une alternative à l'opacité de certaines transactions de gré à gré permises par la première directive MIF. Toutefois, alors que les eurodéputés sont tombés d'accord pour limiter les OTF aux dérivés et obligations - pour éviter que les actions basculent en masse des marchés réglementés vers ces nouvelles plates-formes - les Etats membres ont préféré inclure tous les types d'actifs, malgré l'opposition de la France.


La Commission regrette, par ailleurs, que le texte, avalisé par les ministres des Finances, affaiblisse certaines dispositions de ces OTF en matière de transparence pré et post-négociations. « Ce volet devra être renforcé dans les négociations avec le Parlement », estime-t-on à Bruxelles.



jeudi 6 juin 2013

Investissement responsable : Le Global Reporting Initiative

Par Sandrine Tesner :

Le Global Reporting Initiative, GRI, système de reporting pour les entreprises sur les principales dimensions du développement durable, conseillé entre autres par le Pacte Mondial des Nations-Unies, a lancé le 22 mai la 4ème version de ses Principes. Le principal objectif de ces nouveaux principes de reporting est de focaliser l’entreprise sur la matérialité des évènements environnementaux, sociaux (droits humains inclus) et de gouvernance sur les résultats de l’entreprise. Alors que les versions précédentes avaient tendance à privilégier une publication tous azimuts de ces données, la 4ème version entre dans une logique plus stratégique liée à la conformité et à l’impact financier. Cette perspective confirme le mouvement vers un reporting intégré, qui consiste à publier un rapport annuel unique intégrant les données ESG dans les résultats, au lieu de deux rapports (financier et ‘développement durable’), comme le font les compagnies du CAC 40 aujourd’hui. Il faut rappeler que la bourse de Johannesburg a déjà mandaté la publication de ce rapport intégré à ses membres sur la base du « comply or explain ».

La nouvelle version du GRI contient aussi des obligations d’information accrues en matière de gouvernance, de chaîne d’approvisionnement et d’émissions de CO2. Elle élimine les niveaux de publication A, B et C que les entreprises s’auto-octroyaient sur la base de leur degré de conformité aux principes. En revanche, deux types de rapports restent disponibles, ‘core’ et c’omprehensive’, le second étant le plus approfondi.

Dans un autre domaine, l’association Finansol a annoncé que pour la première fois les encours de la finance solidaire ont dépassé le milliard de francs, soit 1,024 milliards en 2013, en hausse de 16.5%

Les produits d’épargne solidaire, eux, ont atteint 4,71 milliards d’euros en 2012, soit une augmentation de près de 33% en un an. L’épargne salariale, qui a progressé de 50%, représente 2,6 milliards de ce chiffre. Sur les 900.000 Français qui ont souscrit un produit d’épargne solidaire, plus de trois épargnants solidaires sur quatre sélectionnent un fonds solidaire dans leur dispositif d’épargne d’entreprise (PEE, PEI, PERCO et PERCOI), soit plus de 700 000 salariés. Le 16 mai le Crédit agricole a annoncé le lancement du Contrat Solidaire qui associe plusieurs domaines de solidarité. Cinq pour cent des fonds en euros seront investis dans le FCP Finance et Solidarité d'Amundi, qui consacre 80 % de ses montants au financement d'entreprises solidaires. Les 20 % restants correspondent à des liquidité et obligations "liées au développement durable". La finance solidaire a permis de soutenir plus de 12 000 entreprises en France, permettant la création ou la consolidation de plus de 36 000 emplois. Près de 20 000 d’entre eux concernent des personnes qui rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi.

Alors que l’Impact Investing se développe dans divers métiers de la finance, dont l’offre ISR et la gestion de fortunes, la finance solidaire en France reste un concept hexagonal. A ce titre, il faut rappeler que le règlement européen sur les fonds d'investissement pour l'entrepreneuriat social, dits « EuSEF », proposé par le Commissaire européen Michel Barnier, entrera en vigueur en juillet. Quatre critères ont été retenus pour bénéficier des fonds EuSEF: être un investisseur institutionnel avec un ticket d’entrée minimum de 100 000 euros, réserver 70 % du montant des investissements à des entreprises sociales, avoir des gestionnaires domiciliés dans un pays de l’Union et mesurer l’impact social des entreprises financées. En contre-partie, les investisseurs se verront attribuer un passeport européen autorisant la commercialisation des fonds dans toute l’Union européenne dès lors que le « label » a été attribué dans le pays de domiciliation du gestionnaire d’actif. L’entreprise sociale doit fournir un bien ou un service, à des personnes vulnérables, marginalisées, défavorisées ou exclues ; elle doit utiliser ses excédents ou bénéfices pour atteindre son objectif social principal ; elle doit être gérée de façon transparente vis-à-vis des parties prenantes.

lundi 27 mai 2013

Les fonds actions collectent 7,5 milliards de dollars durant la semaine au 22 mai

La perspective d'une normalisation de la politique monétaire américaine commence à préoccuper les investisseurs. Compte tenu du redressement progressif de l'économie américaine, la Réserve fédérale américaine pourrait prochainement décider de mettre fin à sa politique d'assouplissement quantitatif qui a contribué au premier trimestre à la vigueur des marchés actions.


Malgré ces inquiétudes, les fonds actions ont enregistré une collecte nette de 7,49 milliards de dollars durant la semaine au 22 mai, selon les statistiques communiquées par EPFR Global qui relève toutefois un essoufflement de l'intérêt pour les fonds d'actions japonaises, même si les souscriptions libellées en euros dans ces fonds ont atteint leur plus haut niveau depuis 75 semaines.

Les fonds obligataires ont terminé la semaine au 22 mai sur une collecte nette de 4,49 milliards de dollars tandis que les fonds monétaires collectaient un peu plus de 16 milliards de dollars.

Erick Jarjat

la Monnaie Virtuelle décentralisée

Par Sophie Beric:

Bitcoin, la première monnaie virtuelle décentralisée, a été créée en 2009 par Satoshi Nakamoto. Satoshi Nakamoto n’est qu’un pseudonyme et il est probable que le Bitcoin ait en réalité plusieurs papas. Quatre ans donc que le Bitcoin existe, mais peu en avaient entendu parler jusqu’à récemment.


Qu’est-ce qu’un Bitcoin ? C’est déjà quelque chose de très volatil : de 13$ en janvier, il a grimpé à 250$ puis est retombé comme un soufflé autour de 130$ en mai. Le Bitcoin a donc une contre-valeur en dollar. C’est en effet une monnaie virtuelle. Mais contrairement aux autres monnaies, le Bitcoin n’est pas émis par une banque centrale et n’est pas la devise d’un Etat souverain. C’est un peu la monnaie symbole de l’ère du numérique et de la globalisation. Les émissions ne sont pas fonction d’une politique monétaire économique, mais d’une règle mathématique, limitant le total des Bitcoins en circulation à 21 millions. Quant à sa valeur, elle dépend d’un réseau peer-to-peer et de procédés cryptographiques complexes.

Bitcoin, c’est donc une monnaie, qui rencontre un réel engouement auprès de ses utilisateurs. Le Bitcoin connait de nombreuses applications, notamment dans le e-commerce et en tant qu’actif d’investissement. Il permet de contourner les frais bancaires et sécurise les transactions sur internet. Mais dans le même temps, le Bitcoin n’est pas vraiment une monnaie et reste donc largement non régulé. LibertyBit et Cadbitcoin, deux plateformes d’échange en dollars canadiens, n’a ainsi aucune obligation de s’enregistrer auprès de l’autorité de régulation canadienne, le Financial Transactions and Reports Analysis Centre of Canada (FINTRAC).

Pourtant, l’opacité et l’anonymat procurés par le dispositif Bitcoin le rendent très pratique pour les activités illicites comme le blanchiment d’argent ou l’évasion fiscale. C’est pourquoi le régulateur américain semble se diriger vers plus de transparence. Le FinCEN (Financial Crimes Enforcement Network) a récemment publié des recommandations qui qualifient certains intervenants du marché des monnaies virtuelles de MSB (Money Services Businesses). Cela les obligerait donc à se conformer au dispositif anti-blanchiment applicable à tous les MSB. Les autorités américaines ont récemment gelé un compte de Mt Gox, l’un des principaux acteurs du marché. Cependant, le FinCEN a dans le même temps souligné que les utilisateurs de monnaies virtuelles ne sont pas assimilables à des MSB et ne sont donc pas soumis aux obligations d’enregistrement, de reporting et de traçabilité.

Alors, le Bitcoin, fantaisie de geeks, monnaie 2.0 ou dangereuse zone grise ? Peut-être encore un peu de tout ça à la fois. En tout cas, le bourgeonnement de plein de petits frères Bitcoin semble indiquer que si la monnaie virtuelle n’est pas pour demain, elle sera peut-être pour après-demain. C’est une bonne raison de se pencher sur le sujet.





jeudi 23 mai 2013

ESG data: Can it enhance returns and reduce risks?

by Sandrine Tesner based on Andreas Hoepner White paper:

Andreas Hoepner, Lecturer in Banking and Finance at the UK-based University of St Andrews and Deputy Director of its Centre for Responsible Banking and Finance, has published a White Paper on the risk reduction characteristics of ESG investments. The paper is part of regular economic research carried out and made available by Deutsche bank’s Global Financial Institute.

At the outset, Dr. Hoepner draws four conclusions. Firstly, the size of ESG investments has grown tenfold in the past decade, signaling the existence of a fundamental and lasting investment trend enhanced by the increasing availability of online ESG datasets. At the same time, and this is Dr. Hopener’s second point, these datasets are not typically ‘mined’ in finance and other professional courses, providing a competitive advantage to those investors who choose to use them. Thirdly, portfolios integrating ESG data have been proven to outperform their benchmarks. “This is especially true for recently popular ESG criteria such as corporate governance, eco-efficiency, and employee relations,” adds Dr. Hoepner. Last but not least, firms with a strong ESG performance have shown the ability to better manage risks and reduce costs, including the cost of debt through, for example, better credit ratings. One study done in 2011 found that ESG criteria were negatively correlated with bond spreads.

If we use the signatories of the UN Principles for Responsible Investment (UN PRI) as a gauge, assets under management that incorporate ESG criteria top $30 trillion (vs. $3 trillion in 2000). Additionally, some SRI/ESG assets may not be included under the UN PRI denomination.

On the critical issue of whether ESG portfolios outperform their traditional peers, academic research has repeatedly found that the two types of portfolios are on par. Crucially, however, portfolios demonstrating “sophisticated” ESG analysis and management have been found to outperform significantly. Dr. Hoepner concludes that “technical sophistication” is essential to market outperformance. This follows from the common sense and academically demonstrated point that as more and more asset managers rely on similar datasets and analyses, the opportunity of finding markets inefficiencies to profit from decreases markedly.

The paper names several studies that demonstrate that companies that had adopted the best corporate governance behaviors or other Best-in-Class behaviors, including community, diversity, employee relations, environment, human rights, and product, had outperformed their peers. The paper states, however, that most of the studies to date are based on US company information and that studies incorporating global data are urgently needed, particularly when considering the environmental standards that EU directives have imposed on European firms in the past decade and the comprehensive sustainability policies that many large European firms have already developed.

 White paper can be downloaded as per link below:
https://www.dgfi.com/DGFI/White-Papers/Environmental-social-and-governance-(ESG)-data-Can-it-enhance-returns-and-reduce-risks

mercredi 22 mai 2013

L'AMF publie un guide à destination des sociétés de gestion sur l'impact d'Emir

L'Autorité des marchés financiers a publié sur son site un guide à destination des sociétés de gestion sur l'impact d'Emir (European Market Infrastructure Regulation) sur la compensation des produits dérivés de gré à gré. Ce guide à vocation pédagogique, explicite les obligations nouvelles et précise les dates-clé du calendrier d'application.


L' AMF note par ailleurs que si les exigences de valorisation et de confirmation des termes des contrats dérivés sont d'ores et déjà applicables, d'autres n'interviendront qu'à horizon 2014 ou 2015.

"Parmi les nouvelles obligations auxquelles sont soumises les sociétés de gestion, figurent, notamment, l'obligation de compenser centralement leurs transactions portant sur des produits dérivés de gré à gré suffisamment standardisés et liquides" explique le régulateur. Pour les dérivés négociés de gré à gré qui ne seront pas compensés de manière centrale", ajoute-t-il, "d'autres techniques destinées à réduire les risques opérationnels et de contrepartie devront être mises en place."

L' AMF rappelle également que le règlement instaure aussi une obligation de déclaration des transactions pour l'ensemble des produits dérivés.

Telecharger le Guide via le Lien suivant:
http://www.amf-france.org/documents/general/10851_1.pdf

mardi 21 mai 2013

Bilan de l’épargne salariale au 31 décembre 2012

L’Association française de la gestion financière (AFG) publie son enquête annuelle sur l’épargne salariale pour l’année 2012, année marquée par un niveau d’actifs gérés en hausse par rapport à 2011

En un an l’épargne salariale a connu en 2012 une bonne progression de ses encours (+ 11 %) pour atteindre un niveau proche de 95 milliards d’euros. cette hausse est due essentiellement a un effet de marché favorable. selon l'AFG, La nouvelle mesure de déblocage « exceptionnel » de la participation va porter un coup à cette épargne tout en étant inefficace pour relancer la consommation.

Coté encours la répartission se fait entre :
- les fonds d’actionnariat salarié (1) à hauteur de 35,8 milliards d’euros, soit 38 % du total ;

- les fonds « diversifiés » (2), investis eux-mêmes largement en actions, à hauteur de 58,8 milliards d’euros, soit 62 % du total.

Cette répartition est identique à celle de 2011.   Lire la suite sur le site de l'AFG : Afg.asso.fr
 

mercredi 15 mai 2013

L'investissement ESG peut apporter un nouvel élan aux portefeuilles

Une démarche basée sur l'investissement socialement responsable, qui cherche à intégrer au sein des processus d'investissement et de gestion des facteurs liés à l'environnement, au cadre social et à la gouvernance d'entreprise, peut apporter un nouvel élan aux portefeuilles, tant pour des institutionnels que pour des investisseurs particuliers. Telle est l'hypothèse proposée dans le dernier livre blanc rédigé par Andreas Hoepner pour le ‘Global Financial Institute' (GFI), un think tank de Deutsche Asset & Wealth Management, et consacré à la problématique des Investissements de type ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Selon ce professeur de l'Université de St. Andrews en Écosse, où il assure également la fonction de directeur adjoint de l'Institut for Responsible Banking and Finance, « l'investissement socialement responsable offre des opportunités génératrices de rendements plus élevées s'accompagnant également de niveaux de risque moins importants ».


Hoepner met notamment en avant la croissance du volume total des investissements socialement responsables, qui a presque été décuplé au cours de ces dix dernières années. Une demande accrue de la part des investisseurs en faveur d'une orientation plus attentive aux critères ESG constitue, selon lui, le principal moteur de l'évolution constatée.

Parallèlement, il souligne que, dû au fait que cet aspect d'investissement ne soit pas abordé au cours des programmes des diplômes de finance, les analystes et les gérants ne prennent pas suffisamment en compte les questions ESG. Il en résulte que les gérants soucieux de ces critères sont en mesure de profiter d'un avantage comparatif appréciable en termes d'informations, par rapport à leurs concurrents.

Dans son étude, Andreas Hoepner donne des preuves empiriques démontrant que les investissements socialement responsables dans de nombreuses industries fournissent un potentiel de rendement supérieur à celui des investissements qui ne tiennent aucun compte des critères ESG. En outre, il note que les investissements socialement responsables comportent normalement un niveau de risque plus faible.

Des études menées par les universités de Reading et de Maastricht suggèrent que les sociétés qui jouissent d'une notation ESG plus élevée ont en moyenne une meilleure notation de crédit et des coûts en capitaux moindres. Andreas Hoepner observe en effet un risque à la baisse moins important au sein des portefeuilles orientés sur la responsabilité sociale, bien que ces derniers soient moins diversifiés. Il observe de la même manière, une forte tendance à surperformer par rapport aux indices dans divers scénarios. L'ESG se présente alors comme une stratégie à la fois faiblement concurrentielle et d'une viabilité à long-terme servant à optimiser le rendement d'un investissement et à piloter les risques associés tout en mettant à profit le bon sens commercial qu'entraînent ces considérations.

L'ACP et l'AMF rappellent les règles applicables au Crowdfuning

L'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont annoncé dans un communiqué publié le 14 mai la publication de deux guides rappelant les règles applicables aux opérations relevant de la finance participative, connues également sous le nom d'opérations de crowdfunding.


Le crowdfunding, ou financement participatif, est un nouveau mode de financement de projets par le public. Ce mécanisme permet de récolter des fonds – généralement des petits montants – auprès d'un large public en vue de financer un projet créatif (musique, édition, film, etc.) ou entrepreneurial. Il fonctionne le plus souvent via Internet. Les opérations de crowdfunding peuvent être des soutiens d'initiative de proximité ou des projets défendant certaines valeurs. Elles diffèrent des méthodes de financement traditionnel et intègrent souvent une forte dimension affective.

En France, le crowdfunding, qui entre dans les initiatives de la « finance participative » et facilite ainsi le financement des PME et TPE, n'a pas de définition juridique, relève le communiqué. Compte tenu de l'essor du crowdfunding en France, l'ACP et l'AMF ont souhaité clarifier le cadre réglementaire actuel d'exercice de cette activité, afin d'en améliorer la lisibilité et la compréhension par les opérateurs et par le public. Ce cadre a vocation à évoluer après l'été dans le prolongement des conclusions des Assises de l'Entrepreneuriat visant à promouvoir ces nouveaux modes de financement innovants tout en protégeant efficacement le public.

Vous pouvez Télécharger le Guide via le lien suivant :

http://www.amf-france.org/documents/general/10839_1.pdf



La France est officiellement entrée en récession

L'Insee qui a communiqué ce matin un PIB en volume en recul de 0,2 % au premier trimestre 2013, après une baisse de 0,2 % fin 2012, confirme l'entrée en récession de la France. Il s'agit en effet de la troisième baisse au cours des quatre derniers trimestres. Dans le détail, l'institut de statistiques précise que les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables début 2013 (–0,1 % après 0,0 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale poursuit son repli (–0,9 % après –0,8 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse légèrement : elle contribue à l'évolution du PIB pour –0,1 point au premier trimestre 2013 (après –0,1 point fin 2012).


Les importations sont quasi stables (+0,1 % après –1,3 %), tandis que les exportations continuent de baisser (–0,5 % après –0,7 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB (–0,2 point, après +0,2 point).

lundi 13 mai 2013

Recent reports confirm overlap among wealth management, SRI, and emerging markets

By Sandrine TESNER:

With the support of Bank Sarasin, Eurosif has published its 2012 report on European high-net-worth individuals (HNWIs) and sustainable investment. Report findings are based on surveys sent to over 500 wealth managers (supply side) and European HNWIs themselves (demand side). Four SRI strategies were considered in the surveys: 1. sustainability-themed investments; 2. best-in-class and positive screening; 3. norms-based screening and exclusions (negative screening); and 4. impact investing. The latter, increasingly of interest to HNWIs, includes microfinance, community investing, and social businesses.


According to the RBC-Cap Gemini “2012 World Wealth Report”, the total

investible assets of European HNWIs stood at 7.8 trillion euros at the end of 2011. First among these investors’ concerns was the Eurozone crisis and its effect on national fiscal and regulatory policies, including tax increases. Eurosif estimates that 1.15 trillion euros were invested in SRI methodologies and vehicles in 2011 vs. 729 billion in 2009 and 460 billion in 2006, the report’s base year. One significant caveat, of course, is that the content of the definition of SRI methodologies has not remained static over the period, although this does not necessarily mean that more methodologies are accounted for in the latest report.

According to survey results, 73% of respondents had demonstrated increased interest in SRI issues over the 12-month period preceding the release. At the same time, 47% of respondents had increased their investments. Growth in the total amount invested in SRI strategies came primarily from new entrants and increased investments by existing clients. The number of investors allocating more than 50% of their portfolio to SRI has doubled to 25%. 67% of respondents use norms-based and exclusion strategies while 60% resort to positive screening and 69% pursue sustainability-themed investments. Strong interest in the latter, however, does not imply that most assets are allocated to this strategy. Overall, environmental issues (water, climate change, green technology, clean energy) account for 72% of sustainability-themed investments. Impact investment, defined as “investment made with the intention of generating social and environmental impact in addition to financial return”, is now of interest to 49% of respondents vs. 24% in 2009.

Geographic asset allocation was as follows in 2011: 22% domestic, 29% Europe, 19% North America, 14% Asia, and 16% emerging markets.

In terms of investment culture, 55% of respondents in 2011 indicated long-term support of sustainable investment. 51% of respondents define sustainable investment as a financial discipline while only 2% consider it as an asset class; 40% deem it an investment style. According to private bank asset managers, the investors most interested in sustainability issues tend to be younger entrepreneurs, and women show a greater interest than men. They also tend to be ultra-wealthy.

A look at the drivers for SRI among HNWIs reveals some surprises. “Making a contribution to sustainable development” tops the agenda for both HNWIs and wealth managers, With 23% of the total. HNWIs cite “generational transfer of wealth” as driver #2 while wealth managers cite “fiduciary responsibility to the client”. Financial motivations come in third place for both categories of respondents.

It is interesting to compare these findings with those of the “World Ultra Wealth Report 2012-2013” recently published by the consulting entity Wealth-X.

1. While we know that the Asia-Pacific region became home to the largest number of HNWIs in 2011 (see Cap-Gemini’s Asia-Pacific Wealth Report, 2012), the number of Ultra HNWIs was down 2.1% in Asia in 2012. In the region, Indonesia saw a 41.2% increase in the total wealth of UHNWIs. Total Asian UHNW wealth is expected to top the US’s by 2020.

2. Other emerging and frontier market regions, however, saw significant growth in the numbers of UHNWIs: those were up almost 6% in Oceania, +2.2% in the Middle East, and +5.1% in Africa.

3. Furthermore, Wealth-X estimates that the world population of UHNWIs will rise close to 4% per annum in the next five years, their wealth rising 5.5% annually.

4. Most importantly, Wealth-X forecasts that the largest increase in the number of UHNWIs will occur in Africa, with close to 7% annual growth in the next five years. In 2012, the rise in the number of UHNWIs by country was as follows: Tunisia (+16.2%), Angola (+11.1%), Tanzania (+10.1%), Libya (+8.6%), and South Africa (+8.3%). Angola is expected to top Africa’s rise in the number of UHNWIs in the next five years.

5. The combined wealth attributable to the Latin American UHNWI population is expected to rise 12.1% per annum over the period, faster than the African rate (11.2%).

So, where are the areas of overlap connecting wealth management, emerging and frontier markets, and sustainable investment? Three key areas can be pinpointed:

1. Firstly, recent and forecasted trends demonstrate that emerging and frontier markets will witness the highest increase in the numbers of both HNWIs and UHNWIs in coming years, with African frontier markets showing particular promise.

2. Secondly, emerging and frontier markets still have to catch up with industrialized nations in the integration of ESG analysis and criteria in investment decisions, as well as the development of financial products embedding these criteria. Emerging and frontier markets therefore constitute a growth area for ESG and SRI topics, services, and products.

3. Finally, many of the projects that UHNWIs and HNWIs are interested in funding, whether through microfinance, impact investing, or philanthropic mechanisms, are likely to be located in emerging and frontier markets, because it is in such nations that the challenges of sustainable development linked to the use of resources, energy, governance, and population growth will be the steepest in years to come.

For asset managers and private banks, the implication should be clear, namely the need to develop an expertise and staff combining knowledge and skills in both SRI and emerging markets.

jeudi 2 mai 2013

Evolution contrastée du nombre de particuliers très haut de gamme

Selon le rapport "state of world's UHNW population 2012-2013" du cabinet Wealth-X, le nombre de personnes affichant une fortune supérieure à 50 millions de dollars en Asie a diminué de 2,1 % à 42.895 et leurs avoirs ont dans l'ensemble diminué de 6,8 % à 6.250 milliards de dollars. En Europe, le nombre de riches a diminué de 1,9 % (à 53.440), avec un total de 6.950 milliards, tandis qu'aux Etats-Unis, le nombre de riches s'est accru de 3,3 % à 65.295 pour un total de 8.880 milliards de dollars.


La Suisse compte 5.595 personnes dont la fortune dépasse les 50 millions de dollars, ce qui représente un accroissement de 7,2 % ou de 395 personnes en un an, rapporte finews sur la base des données Wealth-X. La hausse de 2012 est surtout attribuable à l'augmentation importante des prix de l'immobilier en Suisse et à la hausse des actions dans les pays industrialisés occidentaux. En revanche, l'arrivée d'immigrants riches a peu influé sur l'évolution d'ensemble.


Report à telecharger via le lien suivant :

http://wealthx.com/wealthreport/Wealth-X-world-ultra-wealth-report.pdf

mardi 30 avril 2013

L'Elysée entend favoriser l'investissement en actions

Lors de la clôture des Assises de l'Entrepreneuriat, le président de la Républiquea promis une réforme pour favoriser l'investissement en actions, rapporte L'Agefi. Une refonte complète de la fiscalité des plus-values de cession est annoncée et les PME pourront également se financer à travers le PEA, qui comptera désormais un compartiment dédié aux ETI-PME, cotées ou non, plafonné à 75.000 euros. Le plafond du PEA sera relevé de 132.000 à 150.000 euros.


Dans le cadre général, les plus-values de cession intervenant moins de deux ans avant l'achat ou la création d'entreprise seront soumises au barème de l'impôt sur le revenu; mais un abattement de 50% sera appliqué au-delà de deux ans de détention, et de 65% après huit ans. Dans le cadre spécifique de cessions d'entreprise de moins de 10 ans, de transmission familiale et de départ à la retraite, un régime plus favorable sera créé.

Par ailleurs, les grandes entreprises seront incitées à soutenir les jeunes pousses, grâce à un amortissement fiscal sur 5 ans des prises de participation dans les jeunes PME innovantes.

lundi 29 avril 2013

Les investisseurs reviennent sur les obligations

Durant la troisième semaine d'avril, les investisseurs sont revenus sur l'obligataire, leur appétit pour les actions ayant été freiné par les résultats mitigés des entreprises et des inquiétudes sur l'impact de la nouvelle politique monétaire du Japon sur les exportations des pays émergents.


Les fonds d'actions émergentes ont subi une décollecte de 2,1 milliards de dollars durant la semaine au 24 avril alors que les fonds d'actions japonaises ont malgré tout continué de collecter, grâce notamment aux souscriptions des investisseurs japonais. Les investisseurs ont aussi tenté d'assouvir leur quête de rendement avec les fonds d'actions à dividendes et les fonds obligataires d'entreprises à haut rendement.

Les fonds obligataires ont terminé la semaine du 24 avril sur une collecte de 7,58 milliards de dollars, un montant jamais vu depuis 23 semaines, selon les statistiques communiquées par EPFR Global. Les fonds actions ont subi en revanche des rachats pour un montant net de 3,73 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur première semaine de décollecte depuis le mois de novembre. Les fonds monétaires ont affiché une décollecte de 9,27 milliards de dollars, les fonds européens étant à l'origine de plus de la moitié de ce montant.

vendredi 26 avril 2013

Fitch met à jour ses critères et son échelle de notation pour les sociétés de gestion

L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings a publié le 22 avril une mise à jour de ses critères et de son échelle de notation des sociétés de gestion.


Parmi les modifications apportées par l'agence figurent notamment une nouvelle échelle descriptive en cinq points, de nouvelles définitions de notation qui référencent de façon explicite les gérants par rapport aux normes appliquées par les investisseurs institutionnels, des attributs de notation plus explicites pour chacun des 30 facteurs de notation, ou encore l'introduction de perspectives de notation qui indiquent la direction que pourrait prendre une notation sur une période de un à deux ans.

L'ensemble des notations résultant de ces modifications feront l'objet d'une communication séparée ultérieurement, indique Fitch Ratings qui n'attend pas de changements notables pour les 55 sociétés de gestion dont elle assure la notation.

mardi 23 avril 2013

L'encours des placements financiers des assureurs en hausse de près de 12 % en 2012

L'encours des placements financiers des sociétés d'assurance vie et mixtes a augmenté l'an dernier de 11,8% en valeur alors qu'il avait très légèrement diminué, de 0,6%, en 2011, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Au quatrième trimestre, l'encours s'établissait à 1.653,6 milliards d'euros à fin décembre 2012, soit une hausse de 40 milliards d'euros par rapport au 30 septembre 2012.


Cette augmentation s'explique en partie par le placement de l'excédent des cotisations d'assurances vie sur les prestations (environ 3 milliards d'euros sur le quatrième trimestre) et par le réinvestissement des revenus encaissés, mais elle résulte principalement de la revalorisation de titres de différentes catégories.

L'augmentation la plus importante en montant, soit 25 milliards d'euros, est imputable aux obligations détenues directement, dont l'encours atteint près de 1.109 milliards d'euros. Contrairement au trimestre précédent, la revalorisation est plus forte pour les titres d'émetteurs non résidents (+15,8 milliards d'euros contre +17,4 milliards d'euros au troisième trimestre), que pour les émetteurs résidents (+9,2 milliards contre +28,2 milliards au troisième trimestre).

L'encours des titres d'OPCVM non monétaires est également en augmentation (+8,9 milliards d'euros), tandis que celui des OPCVM monétaires diminue assez sensiblement (-3,8 milliards d'euros).