lundi 18 octobre 2010
Bercy présente douze mesures pour développer la gestion française à l'international
La ministre de l'Economie a dans la foulée proposé une douzaine de mesures pour relancer l’industrie française de la gestion. Elle s’est ainsi engagée à publier d’ici mars 2011 l’ordonnance de transposition de la directive OPCVM IV. Le projet d’ordonnance sera soumis à consultation publique dès le mois de décembre. Cette transposition sera également l’occasion d’améliorer le cadre juridique de la gestion d’actifs pour renforcer la protection des investisseurs et des épargnants ainsi que la compétitivité des produits et des acteurs.
Conformément aux recommandations du groupe de pilotage, le Haut comité de place a décidé qu’une démarche de Place aboutira d’ici la fin de l’année pour promouvoir la gestion d’actifs française au plan international. Le comité a également décidé la mise en place à horizon 2012 d’un "référentiel de Place" permettant de diffuser en France et à l’international l’information nécessaire à la commercialisation des OPCVM français ainsi que la simplification des conditions de souscription dans les fonds français par les investisseurs étrangers.
Le groupe de pilotage insiste en outre sur la nécessité de conforter le rôle de Paris comme place de référence pour la gestion de long terme. Un groupe de travail chargé d’identifier les mesures permettant de s’assurer que la place de Paris sera un lieu d’accueil privilégié pour les fonds "maîtres" européens rendra ses conclusions d’ici le 15 novembre.
Les douze mesures préconisées par Bercy sont:
Action n°1 : La transposition de la directive OPCVM IV interviendra dans un calendrier ambitieux : une consultation publique sur les mesures de transposition avant la fin décembre 2010, l’adoption par ordonnance de ces mesures au plus tard avant la fin mars 2011.
Action n°2 : A l’occasion de la transposition, le cadre juridique de la gestion d’actifs sera modernisé pour renforcer la protection des investisseurs et des épargnants, ainsi que la compétitivité des produits et des acteurs. En outre, la règlementation des véhicules de placement collectifs sera rationalisée et simplifiée afin de rendre l’offre plus lisible par les investisseurs et les professionnels français et étrangers.
Action n°3 : S’assurer que la place de Paris soit un lieu d’accueil privilégié pour les fonds "maîtres" européens dans le nouveau paysage dessiné par OPCVM IV.
Action n°4 : Une organisation fédératrice chargée de la promotion internationale de la gestion française sera mise en place d’ici fin 2010 sous l’égide de l’ AFG, en association avec Paris Europlace et l’ensemble des parties prenantes de la Place (dépositaires, administrateurs de fonds, centralisateurs, avocats, auditeurs, …) et en coordination avec l’ AMF et les pouvoirs publics.
Action n°5 : Accélérer les travaux d’harmonisation et de clarification des responsabilités des dépositaires d’OPCVM en Europe en maintenant un haut niveau de sécurité des avoirs des investisseurs et poursuivre au niveau national les réflexions déjà engagées sur ce sujet au-delà de la mise en place de la directive OPCVM IV.
Action n°6 : Engager une réflexion approfondie sur la gestion non traditionnelle française, par anticipation de la mise en oeuvre de la directive communautaire sur les gestionnaires de fonds alternatifs (directive AIFM).
Action n°7 : Introduire plus de flexibilité dans la gouvernance des véhicules notamment en donnant la possibilité aux SICAV d’adopter un statut de SAS.
Action n°8 : Mobiliser les acteurs pour favoriser l’installation et le développement en France de sociétés de gestion et de "service providers" innovants, développer le seed money, les incubateurs et les pépinières.
Action n°9 : Doter la place financière de Paris d’un référentiel de Place pour l’ensemble des OPCVM français à horizon 2012. A cette fin, instituer avant fin 2010 un comité de pilotage chargé de la réalisation du projet.
Action n°10 : Lever les obstacles à l’usage des ordres directs dans un cadre juridique et technique adapté et faire connaître largement les schémas de Place permettant aux investisseurs étrangers de souscrire dans les fonds français.
Action n°11 : L’offre de gestion sera mieux adaptée aux placements longs, notamment par la finalisation d’ici fin décembre 2010 de la réforme des fonds fermés (SICAF).
Action n°12 : Pour ne pas raccourcir artificiellement les horizons de placement des entreprises d’assurances, continuer à se mobiliser sur le plan européen pour que leur soient appliquées des règlementations prudentielles et des normes comptables prenant en compte la structure de leur passif.
vendredi 15 octobre 2010
A quoi sert le passeport européen OPCVM IV :

permet aux sociétés de gestion françaises d’exercer leurs activités dans un autre Etat
de l’Espace Economique Européen (EEE).
Les sociétés françaises préalablement autorisées par l’AMF suivent simplement une procédure de notification si elles souhaitent exercer à l’étranger, sans être obligées d’y établir une société de gestion.
Le fondement du « passeport société de gestion » est le principe de la reconnaissance mutuelle
de l’agrément. Le « passeport société de gestion » sera mis en oeuvre quand la directive sera transposée dans le droit national de chaque Etat membre de l’EEE et au plus tard le 1er juillet 2011. Le « passeport société de gestion » offre deux possibilités aux sociétés de gestion françaises : Soit d’exercer leur activité au titre de la libre prestation de services (LPS) soit d’établir une succursale
Principaux avantages :
Il permet de créer des fonds dans d’autres Etats de l’EEE sans avoir à créer une société de gestion locale ;
L’accès aux marchés d’autres Etats de l’EEE se fait par une procédure claire et harmonisée ;
Les délais d’accès aux marchés d’autres Etats de l’EEE sont réduits ;
Les règles à respecter sont claires :
La société de gestion doit respecter les règles AMF pour sa propre organisation, délégation, gestion de risques, règles prudentielles et de surveillance ;
L’OPCVM doit respecter les règles de son pays de domicile pour sa constitution et son fonctionnement.
Source: Afg
Pour aller plus loin
jeudi 14 octobre 2010
L’Investissement Socialement Responsable a presque doublé en deux ans
L'étude, téléchargeable depuis le site d'Eurosif relève également une progression de la part des investisseurs particuliers
mercredi 13 octobre 2010
S&P lance un nouvel indice de covered calls sur les matières premières
En BrefL'agence de notation Standard & Poor's a annoncé le lancement de l'indice S&P GSCI Covered Call Select qui s'efforcera de répliquer une stratégie sur les matières premières au sein du S&P GSCI pour lesquelles il existe des marchés d'options actifs.Les dix matières premières figurant dans l'indice pour 2010 sont le café, le maïs, le coton, le pétrole brut, l'or, de gaz naturel, l'argent, le soja, le sucre et le froment.
Il est créé un indice séparé des covered calls pour chacune de ces matières premières pour refléter un investissement dans le contrat de futures actif roulé et la vente d'options d'achat hors de la monnaie sur le même contrat. Ces dix indices individuels sont ensuite regroupés au sein d'un indice composite des covered call sur une base équipondérée.
mardi 12 octobre 2010
Pourquoi Wall Street influence autant le CAC 40

Depuis sa création en 1988, le CAC 40 est corrélé à 86%, en moyenne, aux puissants marchés américains. En temps de crise et de volatilité, ce taux s'approche de 100%. Dans de rares cas, les indices boursiers ne se suivent pas.
Quand Wall Street s'enrhume, le CAC 40 éternue. Et inversement :quand les Bourses américaines sourient, l'indices parisien s'enchante. Alors que la Bourse parisienne ouvre à 9 heures, la direction qu'elle prend dépend à 58% de l'orientation des marchés américains de la veille (fermeture à 22h30), selon une étude de la Banque de France.
Et quand vient l'heure où les Etats-Unis se réveillent - en début d'après-midi de ce côté de l'Atlantique - l'humeur et les nouvelles américaines déteignent sur l'ambiance boursière en Europe. Les statistiques économiques américaines, qui tombent généralement entre 14h30 (une heure avant l'ouverture des marchés américains) et 16 heures, ont un poids immédiat sur la cote parisienne, qui dure souvent jusqu'à sa fermeture, à 17 h30.
vendredi 8 octobre 2010
Les émissions d'obligations «high yield» devraient battre leur record de l'an dernier
mardi 5 octobre 2010
Moody's envisage de baisser la note de l'Irlande

En abaissant sa note d'un cran, l'agence de notation s'alignerait sur ses deux rivales Standard & Poor' et Fitch Ratings, qui notent le pays européen "AA-".
Face à la montée des incertitudes sur la conjoncture économique et sur le déficit budgétaire de l'île après un nouveau plan de recapitalisation des banques, l'agence de notation Moody's envisage de dégrader la note de l'Irlande. Sa note à long terme, actuellement de "Aa2" (la troisième meilleure possible dans la classification de Moody's), a été placée sous examen dans l'optique d'un possible abaissement, selon un communiqué publié mardi 5 octobre. A l'issue de cet examen, qui devrait être bouclé dans un délai de trois mois, l'agence décidera d'abaisser ou non la note du pays.
Moody's prévient que si elle devait procéder à un abaissement de la note, ce mouvement serait probablement limité à un seul cran. Un mouvement plus important n'est toutefois pas exclu à l'issue de cet examen, si l'agence de notation devait décider qu'une "stabilisation du ratio dette/Produit intérieur brut dans les trois à cinq prochaines années paraît peu probable".
Coût du sauvetage des banques
En abaissant sa note d'un cran, l'agence de notation s'alignerait sur ses deux rivales Standard & Poor' et Fitch Ratings, qui notent le pays "AA-". Moody' explique sa décision par "la montée des incertitudes sur la capacité de l'Irlande à maintenir la solidité financière de son gouvernement après les mesures de recapitalisation bancaire additionnelles annoncées le 30 septembre, le flou des perspectives de reprise de la demande interne (...) et la nouvelle hausse des coûts de refinancement" du pays.
La veille, la banque centrale irlandaise a nettement abaissé sa prévision de croissance du pays en 2010, qui ne serait que de 0,2%, et a encouragé le gouvernement à accentuer encore les coupes budgétaires pour faire face au coût faramineux du sauvetage des banques.
Le coût de de sauvetage est estimé à près de 30 milliards d'euros, voire 34 milliards dans le pire des cas, et portera le déficit budgétaire du pays autour de 32% du PIB en 2010. L'Etat irlandais devra également verser une rallonge de 2,7 milliards d'euros à la banque mutualiste elle aussi nationalisée INBS, et aidera à se recapitaliser le groupe Allied Irish Banks (AIB), qui doit récolter en tout 10,4 milliards d'euros avant la fin de l'année.
Le retour à l'orthodoxie budgétaire représente un "défi", souligne Moody's, dans la mesure où les prévisions de croissance gouvernementales paraissent "excessivement optimistes" et que le coût des emprunts du pays a augmenté "significativement".
Le ministre des Finances Brian Lenihan a maintenu la semaine dernière l'engagement de l'Irlande à ramener son déficit en dessous de 3% du PIB en 2014 et promis de présenter début novembre un plan détaillé pour tenir cet objectif.
L'Irlande a longtemps bénéficié de la note maximale "Aaa" réservée aux émetteurs les plus solides. Elle avait perdu ce bénéfice en juillet 2009 et avait vu sa note une nouvelle fois abaissée à son niveau actuel en juillet.
Source Challenge.fr