mardi 16 novembre 2010

Les fonds actions retrouvent l'intérêt des investisseurs en octobre

Selon les dernières statistiques d' Europerformance-SIX Telekurs portant sur les OPCVM de droit français en octobre, la catégorie des fonds actions affiche une variation de son encours moyen de 3,4 %, soit nettement plus que la catégorie des fonds obligataires (0,1 %) ou monétaires qui, eux, voient encore leur encours reculer (-1,1 %).Du côté des produits actions, ce sont les fonds investis à l'international qui ont enregistré la hausse la plus forte de leur encours (4,7 %) devant les fonds composés d'actions européennes (3,6 %). A l'opposé, les fonds d'actions françaises ont affiché la hausse la plus modérée (2,6 %).

Dans le détail, les investisseurs s'intéressent de nouveau aux fonds investis en actions avec des souscriptions nettes pour ceux investis à l'international en hausse de 0,99 % et pour les fonds européens, de 0,26 %. Seule exception : les fonds actions françaises ont subi une décollecte de 0,34 %.Une nouvelle fois, la décollecte des fonds monétaires a été forte (-4,94 %) alors que l'on notera que les fonds monétaires de type dynamique ont enregistré une collecte nette de 1,16 %. Enfin, pour les fonds obligataires, les OPCVM de la zone euro ont affiché une décollecte de 0,2 %. Cependant, les fonds à haut rendement ont vu leur collecte nette progresser de 0,13 %.Une étude des performances permet de confirmer le bon mois des fonds actions.

Ceux-ci affichent une hausse moyenne de 2,86 % avec une progression de 3,57 % pour les fonds d'actions françaises - juste derrière les fonds investis sur la zone euro qui ont enregistrés le gain moyen le plus élevé (3,70 %). Les fonds à l'international se sont contentés d'une hausse de 2,03 %. Enfin, pour les fonds obligataires, ceux de la zone euro ont perdu 0,16 % tandis que les fonds à haut rendement ont affiché une hausse de 1,54 %.

Jean-François Tardiveau

lundi 15 novembre 2010

Progression de 11% sur un an des encours d'épargne salariale

Les actifs gérés en épargne salariale s'établissent à 84,6 milliards d'euros, stables par rapport au 31 décembre 2009 et en progression de 11% sur un an, selon l'enquête semestrielle publiée le 10 novembre par l' AFG. La progression des encours sur un an est due à la fois à l'évolution des marchés financiers et à la collecte nette.

Au 30 juin, les fonds diversifiés représentaient 61% des encours contre 39% pour les fonds d'actionnariat salarié. Les encours des fonds diversifiés progressent de 3% sur six mois et de 15% sur un an. Les encours des fonds d'actionnariat subissent une érosion de 6% par rapport au 31 décembre 2009 mais progressent de 6% sur un an.

Le nombre de porteurs d'épargne salariale reste stable à 11,7 millions. "Ce maintien de la confiance des salariés dans un environnement économique encore incertain confirme le caractère de moyen/long terme de l'épargne salariale", indique dans un communiqué l' AFG qui en profite pour s'insurger une fois de plus contre la nouvelle augmentation programmée du forfait social qui "irait à l'encontre de la diffusion de l'épargne salariale dans les PME et du développement d'une épargne longue et stable", l'épargne d'entreprise ne pouvant être qualifiée de "niche sociale et fiscale".

Source: AFG

lundi 8 novembre 2010

Croissance légèrement positive des encours sur neuf mois pour la gestion française

Une croissance faible mais une croissance tout de même. Selon les estimations de l' AFG, on observe sur les neuf premiers mois de l'année une augmentation globale de l'ordre de 2,2% des encours sous gestion à 2.670 milliards d'euros. La légère diminution proche de 2% de l'encours des OPCVM à 1.346 milliards d'euros a été contrebalancée par une augmentation estimée à 7% des mandats discrétionnaires à 1.324 milliards d'euros.

L'actif net des fonds obligataires a progressé de 15,8%, soit 27,8 milliards d'euros (dont 20,7 milliards d'euros de souscriptions nettes), à 204,3 milliards d'euros. Les fonds à performance absolue ont pour leur part collecté quelque 1,9 milliard d'euros, soit un peu plus de 10% de leurs encours gérés. On observe parallèlement une diminution de l'actif net des fonds monétaires de quelque 62 milliards d'euros, en raison notamment du faible niveau des taux court terme.

Ces évolutions montrent une évolution progressive du mix-produit en faveur des OPCVM longs. En effet, depuis début 2008, le poids relatif des fonds monétaires, qui avait atteint en mai 2009 des niveaux record (45% des encours gérés), représente aujourd'hui environ 34% des actifs gérés. Historiquement, un retour à la normale.

La diminution du nombre d'OPCVM, commencée à la mi-2008, se poursuit sous l'effet d'une accélération du mouvement de rationalisation des gammes. Les fusions/rapprochements en cours devraient contribuer à soutenir cette tendance.

Pour le premier semestre 2010, la variation totale des actifs sous gestion en Europe (effet de marché et flux nets confondus) est de 6,1%, soit 434 milliards d'euros, les situations étant très contrastées selon les pays car dépendant en grande partie de leurs expositions relatives aux marchés actions.
Sur les marchés où la gestion financière des fonds d'investissement est effectivement réalisée, la France reste leader avec une part de marché de l'ordre de 21%, suivie de près par l'Allemagne (19,2%) et le Royaume-Uni (18,1%).

En termes de domiciliation d'OPCVM, la France, avec une part de 18,5%, occupe la deuxième place en Europe, souligne l' AFG, après le Luxembourg (26,8%) dont les activités sont centrées sur la domiciliation et l'administration de fonds. On observe par ailleurs ces dernières années la rapide montée en puissance de l'Irlande (11,5%). Les deux centres off shore du Luxembourg et de l'Irlande concentrent 40% de la domiciliation des fonds européens, contre 27% au début du siècle.
A noter enfin que la dynamique de création des sociétés de gestion s'est poursuivie en 2010. Quarante nouvelles sociétés ont été créées courant 2010 et une quinzaine de dossiers d'agrément sont en cours. Le nombre de créations nettes approcherait la trentaine.

Source AFG

dimanche 7 novembre 2010

L’once d’or frôle les 1400 dollars

La politique de création monétaire de la Fed est de nature à dévaloriser le billet vert. Ce qui a propulsé l’once d’or vers un nouveau sommet historique vendredi, soit plus de 1398 dollars par once.
L’once d’or touché un nouveau record historique vendredi, à 1398 dollars sur le marché à terme américain, le Comex. Un bond qui reflète à la fois les craintes des investisseurs sur les perspectives de l’économie américaine et du billet vert. Car la deuxième phase d’assouplissement quantitatif mise en route mercredi dernier par la Réserve fédérale est de nature à dévaloriser le dollar.

La barre des 1400 dollars par once semble clairement la prochaine étape pour l’once. Pour l’heure, les cours ont reflué après avoir touché leur record, alors que les chiffres de l’emploi américain redonnait du tonus au billet vert.

L’once d’or en euro reste loin de son record établi en juin dernier à 1019 euros.

mardi 2 novembre 2010

Le FSB veut réduire la dépendance aux agences de notation

Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié le 27 octobre une série de principes pour réduire la dépendance des institutions financières vis-à-vis des agences de notation financière ("Principles for Reducing Reliance on Credit Rating Agency Ratings").

L'objectif des principes proposés par le Conseil est de réduire la dépendance mécanique aux notations et de promouvoir des améliorations dans l'évaluation indépendante du risque de crédit ainsi que des moyens pour mettre en œuvre des "due diligence".

Le Conseil souligne que les principes visent une modification significative des pratiques existantes dans cinq grands domaines : la supervision prudentielle des banques, les politiques des investisseurs institutionnels, les interventions des banques centrales, les exigences de marge du secteur privé ainsi que les obligations d'information pour les émetteurs de titres.

Le Conseil reconnaît toutefois que les changements souhaités ne peuvent intervenir "du jour au lendemain". Il est souhaitable de ménager une période de transition pour que les parties intéressées puissent à moyen terme mettre en place leurs propres capacités de gestion des risques et limiter l'influence des agences de notation.Le FSB se propose de faire un bilan d'étape sur les progrès réalisés auprès du G20 dans le courant de l'année 2011.

par Erick Jarjat

mercredi 27 octobre 2010

La guerre des changes : Ou va-t-on ?


Lorsque M. Guido Mantega, ministre des finances brésiliens intervient en dénonçant les politiques de dévaluation, les mots sont lancés, « Guerre des Monnaie ». Il est vrai que le Real Brésilien s’est apprécié de 25% contre dollar depuis le début de l’année. Une situation qui rend inconfortable une puissance comme le brésil. En réaction, la banque centrale a émis une note expliquant que son intervention sur le marché des changes pourrait s’élever jusqu’à 1 Mds par jour pour acheter des dollars avec l’ajout d’une taxe de 2% sur les transactions financières.

Une guerre des monnaies se traduit par la dépréciation de la devise d’un pays pour rendre son économie plus compétitive. C’est une solution de dernier recours, car traditionnellement deux approches sont utilisées pour relancer une économie, la politique monétaire via la baisse des taux d’intérêt et la politique budgétaire sous forme de dépenses gouvernementales pour dynamiser la demande agrégée. Or le niveau des taux historiquement faible, combiné avec un endettement des états importants ne laisse plus qu’un seul choix. Seul problème, toutes les devises ne peuvent pas se dévaluer en même temps. Le retour de l’euro au delà de 1.40 le 25 octobre montre que le dollar est en bonne position. Aujourd’hui, un des moyens pour injecter des liquidités dans le système réside dans l’utilisation de la planche à billets. A terme, l’utilisation d’une telle pratique pourrait entraîner la formation de bulles spéculatives et le retour de l’inflation via l’augmentation des prix des matières premières.

Mais alors, peut-on sortir vainqueur d’une guerre de ce type, la réponse n’est pas évidente. Les effets d’une telle situation peuvent être contre-intuitif, car rappelons que si l’inflation est souhaitable, l’inflation galopante est une pression supplémentaire sur
la croissance.

Source : algomyway

mardi 26 octobre 2010

Le PIB britannique surprend à la hausse


L'économie britannique a enregistré une croissance de 0,8 % au troisième trimestre, soit deux fois la prévision moyenne des analystes, selon la première estimation publiée mardi matin. Sur un an, la croissance du produit intérieur brut est de 2,8 %. Le chiffre, susceptible d'être révisé, doit cependant être pris avec des pincettes. La vigueur de l'économie au troisième trimestre s'explique en grande partie par le secteur de la construction, en croissance de 4%, un rythme intenable. Le plan d'austérité décidé outre-Manche devrait ralentir la croissance dans les trimestres à venir. Pour les économistes de RBS, cette publication n'est donc pas de nature à faire évoluer fondamentalement le débat sur une éventuelle nouvelle phase d'assouplissement quantitatif de la Banque d'Angleterre.

Source Agefi